vanessa paradis
Vanessa Paradis et Samuel Benchetrit

Clôture du FIFF: Samuel Benchetrit au Paradis avec «Chien», Bayard d'Or !

Au Festival de Namur, Pierre Germay. | Publié le Dimanche 8 Octobre 2017 à 21h06

Le 32 ème  Festival International du Film Francophone s’est clôturé ce vendredi soir à Namur avec la proclamation du palmarès. Le jury, présidé par le réalisateur Martin Provost, a remis son Bayard d’Or au film « Chien » de Samuel Benchetrit. Le film reçoit également le Bayard du meilleur scénario ainsi que celui du meilleur comédien pour Vincent Macaigne.

On n’oubliera évidemment pas que Vanessa Paradis et Bouli Lanners figurent aussi au générique de ce film « Chien ».

Le réalisateur de « Janis et John » y raconte l’histoire de Jacques Blanchot, un type qui a tout perdu : sa femme, sa maison et son travail. Son fils ne lui parle plus et son chien vient de se faire écraser. Peu à peu, il devient étranger au monde qui l'entoure. Jusqu'à ce que le patron d'une animalerie le recueille et qu’il se transforme en chien ! Ce qui lui permettra désormais d’échapper à la frénésie des hommes et à leurs ambitions tout en essayant de vivre malgré tout.

Cette histoire est venue à l’esprit de Samuel Benchetrit alors qu’il promenait son chien qui attirait les regards attendris et les caresses des badauds tandis qu’un sans-abri assis par terre sur le même trottoir passait inaperçu de tous.

Le jury a, par ailleurs, été sensible à « Madame Colonelle » de Dieudo Hamadi, un documentaire dénonçant avec force les violences faites aux femmes et aux enfants en République Démocratique du Congo et lui a attribué un Prix Spécial du Jury.

Le Bayard de la meilleure comédienne est, quant à lui, allé à Camille Mongeau pour son rôle de jeune fille fugueuse à la recherche de quelqu’un de bien précis, dans le film « Tadoussac » de Martin Laroche (Québec), alors que celui de la meilleure première œuvre de fiction est revenu à « Les Bienheureux » de Sofia Djama, une plongée dans la ville d’Alger d’aujourd’hui à travers les souvenirs, voire les désillusions, d’un couple qui fête ses vingt ans de mariage.

Enfin, le prix du public pour un long métrage de fiction est allé à « Wallay » de Berni Goldblat, l’histoire d’un gamin de 13 ans envoyé par son père pendant les vacances chez un oncle au Burkina Faso où il apprendra vite à devenir un homme.

Et déjà on se met à rêver à la 33 ème  édition du Festival !