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L’institution publique de protection de la jeunesse (IPPJ) de Wauthier-Braine

L'incroyable «micmac» des listes d'attente en IPPJ: 500 jeunes délinquants attendent un placement!

Didier Swysen | Publié le Samedi 12 Août 2017 à 10h00

Combien de jeunes délinquants attendent-ils leur placement en IPPJ ? 500 à en croire la longueur de la liste d’attente ! Au cabinet du ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane (PS), on nuance : cela ne donne pas un reflet de la réalité, mais bien d’un système de gestion dépassé que l’on est en train de moderniser… Et si les délais d’attente sont trop longs, c’est aussi à cause des juges de la jeunesse  !

Lorsqu’un(e) jeune commet un fait répréhensible, qui pourrait lui valoir la prison s’il était adulte, le tribunal de la jeunesse peut le (la) confier, pour une période déterminée, à une des six institutions publiques de protection de la jeunesse (IPPJ) gérées en Wallonie par la Communauté française. Et à Bruxelles, d’où sont issus près de la moitié des délinquants « plaçables » ? Il n’y a rien pour l’instant, d’où le projet du ministre Madrane d’ouvrir un IPPJ à Forest en 2020.

Mais voilà, les places manquent et la liste d’attente s’allonge : en juin 2017, elle contenait 350 inscriptions en régime ouvert et 150 en régime fermé, le premier régime étant un peu moins sévère que le second.

Le nombre laisse pantois : il y a donc 500 jeunes délinquants que les juges de la jeunesse voudraient placer en IPPJ et qui ne peuvent y aller par manque de place ? «  Ce chiffre ne reflète absolument pas la réalité  », réplique le ministre Rachid Madrane. Étonnant, puisqu’il est donné par le ministre, en personne !

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